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LA TRUITE AU VAIRON VIVANT |
Il est rare qu’une truite demeure indifférente à la vue d’un poisson vivant qui s’aventure imprudemment sur son territoire, surtout s’il s’agit d’un vairon qui constitue une de ses proies habituelles !
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La pêche au vairon vivant est surtout pratiquée en début de saison, mais elle donne également de très bons résultats au cœur de l'été. |
La pêche au vairon vivant peut se pratiquer dans toutes les rivières où le vairon est présent, mais elle est particulièrement adaptée aux cours d’eau de moyen et grand calibre, aussi bien dans les zones peu profondes à courant vif que dans les trous profonds à l’abri des courants. Avec des montages légers et une discrétion absolue, la pêche s’effectue en remontant la rivière, en marchant dans l’eau ou sur la berge.
Deux techniques sont possibles : à dériver et à sonder. La première est idéale pour les grandes rivières où il est indispensable de prospecter systématiquement toute la largeur du cours d'eau, poste par poste, en réalisant une série de coulées parallèles à la berge. En revanche, la pêche à la sondée s’utilise pour pêcher des postes très profonds et très encombrés où l’on est sûr de la présence de la truite, souvent d’ailleurs de belle taille. |
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Les zones de gravier ou de sable fin, situées à la limite des courants, sont d’excellents postes pour pêcher les vairons.
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Comment pêcher ses vairons
Il n’est pas toujours facile de se procurer des vairons. Pour pouvoir en disposer tout au long de la saison, la meilleure solution consiste à les pêcher soi-même. Durant la période d’ouverture, il est possible d’attraper les vairons dans toutes les rivières de première catégorie. En revanche, durant la fermeture, pour faire un stock pour le jour de l’ouverture, il faut les rechercher dans un endroit en seconde catégorie abritant cette espèce.
Le matériel nécessaire est très simple. Une petite canne de 2 à 3 m suffit ou à défaut les deux premiers éléments d’une canne au coup peuvent faire l’affaire. Une ligne légère est réalisée en nylon d’un diamètre de 8 ou 10/100, elle se compose d’un petit flotteur, quelques plombs pour l’équilibrer et un hameçon sans ardillon n° 22 qu’il convient d’escher de tronçons de vers de terreau.
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Des boîtes à vairons vendues dans le commerce se fixant à la ceinture ou portée en bandoulière sont idéales pour transporter une douzaine de vairons.
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Stocker et transporter les vairons
Pour une longue conservation de plusieurs mois, l’idéal est de posséder un vieux congélateur ou une vieille baignoire remplie d’eau fraîche. Sinon, un bac plastique peut faire l’affaire à condition qu’il soit suffisamment volumineux. Vu qu’il s’agit de poissons d’eau vive, un aérateur est indispensable afin de leur assurer une bonne oxygénation. En l’absence d’une pompe et d’un philtre, pour conserver une eau parfaitement propre, il vaut mieux ne pas nourrir les vairons. Dans tous les cas, c’est dans une eau froide qu’ils se conservent le mieux.
Quant au transport pendant l’action de pêche, une bouteille plastique ou un bocal en verre à moitié rempli peuvent faire l’affaire. Il convient de changer régulièrement l’eau, mais attention aux chocs thermiques. Une trop grande différence de températures entraîne la mort immédiate des pensionnaires.
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Montage au buldo : fil issu du moulinet 22-24/100, buldo à moitié rempli d’eau, émerillon à agrafe, bas de ligne 40 cm 18-22/100, hameçon simple n°4 à 6.
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Pêche à dériver
La pêche au vairon vivant à dériver se pratique essentiellement en rivières moyennes ou larges dans lesquelles on recherche les truites sur des postes marqués. La ligne montée directement sur le fil du moulinet s'articule autour d'un flotteur de type toulousain, d’une portance de 2 à 5 grammes, équilibré par quelques plombs mous. Il est également possible d’utiliser un buldo* qui s’avère particulièrement efficace pour explorer la berge d’en face ou les postes situés en aval et inaccessibles avec d’autres techniques.
L’action de pêche consiste à effectuer des coulées parallèles à la berge, distantes l’une de l’autre d’une cinquantaine de centimètres. Les lancers moelleux évitent d'arracher le vairon aux lèvres clouées par la pointe de l'hameçon. Les lancers pendulaires, sous la canne, sont conseillés, d'où l'intérêt d'utiliser une canne longue, 4 à 5 m, permettant d'atteindre sans difficultés des postes relativement éloignés.
La touche se manifeste le plus souvent par un déplacement du flotteur sur le côté, à gauche ou à droite. Il convient d’attendre quelques secondes avant d’effectuer un ferrage sec mais ample.
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Montage pour la sondée : fil du moulinet 22-24/100, olive 5-15 g, perle amortisseur, émerillon à agrafe, bas de ligne de 40 cm 18-20/100, hameçon simple n° 4 à 6.
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Pêche à la sondée
Le vairon à la sondée est certainement la technique qui permet de capturer les plus belles truites dans les endroits où elles ne sont guère provoquées en raison de la difficulté d’y faire passer un leurre ou un appât vivant. Il s’agit le plus souvent des postes particulièrement encombrés et profonds tels que les arbres immergés ou les fosses de 3 à 5 m.
Par des lancers pendulaires, le pêcheur propulse le vairon à l’endroit souhaité et le laisse descendre sous la canne jusqu'à ce qu'il touche le fond. La phase suivante consiste à tirer légèrement sur le fil, de manière à faire basculer le poisson. La ligne est ensuite reposée à nouveau sur le fond avant d'opérer une nouvelle tirée et ainsi de suite. Lorsque le rythme est assez rapide, l’animation rappelle la dandine.
La touche est parfois discrète car l'olive est posée sur le fond et le bas de ligne détendu lorsque la truite se saisit du vairon. La touche n’est perceptible que lorsque l’on redémarre l'animation, la lourdeur ressentie prouve que la truite s'est emparée du vairon. Il est impératif de rendre la main* immédiatement afin de ne pas éveiller sa méfiance. Souvent la truite prend un ou deux mètres de fil, il faut donc attendre de 5 à 10 secondes avant de tendre la bannière et de ferrer.
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La canne au toc, longue de 3,50 à 5 m, d’action assez souple, à fil intérieur ou à anneaux, télescopique ou à emmanchements, est tout à fait adaptée pour pêcher au vairon vivant. Il convient de l’équiper d'un moulinet léger, à tambour tournant ou fixe, rempli d’un nylon de 18 à 24/100 en fonction des conditions de pêche et de la technique pratiquée. |
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* buldo : petite boule plastique que l’on remplit plus ou moins d’eau et qui sert à maintenir un appât en surface ; permet également de lancer très loin un appât très léger. * rendre la main : libérer le nylon après le constat de la touche, avant de ferrer, afin de permettre au poisson convoité d’engamer la proie sans sentir la moindre résistance. |
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