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LA TRUITE AU VAIRON MORT

Pour prendre une grosse truite, rien ne vaux un vairon !

En vieillissant, les truites deviennent de plus en plus carnassières...
En vieillissant, les truites deviennent de plus en plus carnassières...

Le vairon fréquente les mêmes sites que la truite. A cette cohabitation, ses populations paient un lourd tribut. Aucune truite n’hésite à attaquer ce petit effronté quand il vient folâtrer sous son nez. Cependant croire qu’il suffit de le promener pour tromper Dame Fario est cause de cuisantes déceptions. Mais lorsque le poissonnet cache une et se déplace avec un comportement suspect, cela devient une autre affaire ! Pour connaître le succès, il est indispensable de respecter quelques règles...

  

1- monture à tige crantée 2- à godille 3- Donzette 4- Duborgel 5- bohémienne 6- articulée
1- monture à tige crantée 2- à godille 3- Donzette 4- Duborgel 5- bohémienne 6- articulée

La bonne monture

Le choix de la monture dépend uniquement du poste pêché. Les montures plombées en tête de type casquée ou bohémienne sont idéales pour tous les postes profonds, remous, chutes d’eau, pools profonds... Les montures articulées dont la plombée est mobile et variable, s’apprêtent mieux aux rivières petites ou grandes mais où les postes sont peu marqués. Pour le courant moyen à faible et une petite hauteur d’eau, les montures de type godille sont les mieux adaptées.
A chaque monture correspond une animation.
Une bohémienne ne peut pas se manier de la même façon qu’une godille. La monture casquée demande une action verticale, à la dandine. Une articulée exige beaucoup plus de créativité de la part du pêcheur ainsi que des « coups de poignet ». Quant aux montures dites nageuses, godille, clou..., le maître mot est l’ondulation.

  

Prendre le temps de lire l’eau pour que le courant amène le vairon là où la truite se cache...
Prendre le temps de lire l’eau pour que le courant amène le vairon là où la truite se cache...

La précision

Très connue pour sa méfiance, la truite détecte facilement tout ce qui se passe autour d’elle, dans l’eau mais aussi à l’extérieur. Ainsi tous gestes, mouvements ou vibrations suspects lui ferment définitivement la bouche. D’où la nécessité d’une grande discrétion et d’une grande précision des lancers qu’il convient d’effectuer sous la canne, avec un minimum de mouvements. Les lancers pendulaires* sont les meilleurs car ils permettent de propulser le vairon à l’endroit choisi sans faire trop de bruits.
Quand on connaît bien sa rivière, on sent qu’Elle est là, juste derrière cette roche qui casse le courant lui créant ainsi un abri bénéfique... dans ces conditions, la seule chose à faire est d’insister!
Il ne faut pas hésiter à faire passer et repasser le vairon pendant plusieurs dizaines de minutes devant son refuge. A un moment ou à un autre, soit par faim soit par agressivité, Elle attaquera !

  

A défaut de vairons, il est toujours possible d’avoir recours à ces petits poissons...
A défaut de vairons, il est toujours possible d’avoir recours à ces petits poissons...

Lentement au ras du fond

Le plus important est de râper le fond. Sentir sous ses doigts chaque pierre ainsi que le moindre obstacle augmente les chances de réussite. Prospecter lentement est un atout supplémentaire.
Pêcher amont ou aval ? Le pêcheur doit s’adapter au type d’eau, à la vitesse du courant, au poids de sa monture... En règle générale, il vaut mieux pêcher plutôt en amont en lançant à contre courant avec les montures légères et ¾ aval avec les montures plus lourdes. En grande rivière, il est intéressant de lancer droit devant soi vers la berge d’en face et laisser au courant faire décrire au vairon un arc de cercle.
Dans une rivière à truite sans postes marqués, la seule façon de procéder est de faire du chemin ! Il faut ratisser la rivière et avancer rapidement car les résultats dépendent souvent du chemin parcouru !

  

En ferrant à la touche, il devient facile de relâcher la truite sans lui avoir causé de dommages.
En ferrant à la touche, il devient facile de relâcher la truite sans lui avoir causé de dommages.

La bonne animation

La différence est énorme entre un torrent aux eaux turbulentes et une fosse de 4 m dans un lisse en grande rivière. Pourtant dans les deux cas, la pêche au vairon mort manié est possible. En plus du choix de la monture, la question de l’animation du vairon se pose. Plus les eaux sont calmes et les courants lents, plus il faut pêcher vite avec des mouvements saccadés et des tirées de grande amplitude. A contrario, plus les eaux sont vives et les courants forts, plus il faut pêcher lentement, proche du fond, avec un minimum de nervosité.
« Relâcher » parfois la bannière* s’avère un plus incontestable. Le mouvement qu’effectue le vairon en ce moment peut intriguer une truite et la décider à attaquer. Il s’agit en effet de contrôler la ligne lors de la dérive en fonction de la profondeur et de la vitesse du courant. La bonne tension de la bannière, à la fois tendue mais pas trop, est souvent la clef du succès !

    

MATERIEL

Si la rivière oblige l’emploi de montures articulées ou à godille, une canne d’une longueur entre 2,20 m et 2,70 m, d’action de pointe* souple, s’impose. A l’opposé, s’il s’agit d’une monture casquée ou bohémienne, la canne est plus longue, 3,50 m à 4,50 m et d’action parabolique. Le moulinet quant à lui, reste identique : léger et garni de Nylon fluo d’un diamètre de 16 à 20/100.

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Dictionnaire : quelques définitions

Dictionnaire : quelques définitions   * lancer pendulaire : action de propulser un leurre sous la canne ; s’utilise pour les courtes distances demandant une très grande précision.
* bannière : longueur de ligne comprise entre la pointe du scion et l’appât ou le flotteur.
* action de pointe : lors d’un effort c’est uniquement l’extrémité de la canne qui se cintre ; existent également l’action parabolique où c’est l’ensemble de la canne qui se déforme et l’action semi-parabolique, intermédiaire entre les deux précédentes.
 

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