C’est pour encourager tous les acteurs du monde de la pêche qui s’investissent dans la protection et la sauvegarde du milieu aquatique et de son environnement qu’ont été créés en 2002 les Trophées Halieutica par la Lyonnaise des Eaux France avec le soutien de la pêche associative et du Conseil Supérieur de la pêche.
CATEGORIE « HONNEUR »
L’ AAPPMA de Saugues (Haute-Loire) a été récompensée pour la création
des milieux favorables à la reproduction naturelle des salmonidés, en particulier des truites sauvages, en réhabilitant les biefs d’anciens moulins à eau. Ces biefs permettent en effet de maintenir la diversité des espèces naturelles, grâce à l’aménagement des cours d’eau et des berges, et surtout au maintien d’une hauteur d’eau importante y compris en période de sécheresse. Au delà des aspects purement piscicoles, ces actions de réhabilitation ont permis de valoriser le patrimoine caractéristique de la Margeride : en apportant à nouveau de l’eau jusqu’aux moulins, ces derniers peuvent recouvrir leur fonctionnement et faire revivre leurs activités traditionnelles.
Ainsi, depuis 14 ans, 10 moulins et leurs biefs ont été réhabilités sur les 80 que compte la région. A l’avenir, l’association vise la restauration de 30 autres moulins et biefs.
CATEGORIE « BOURSE ECOLE DE PECHE HALIEUTICA »
La Maison de la pêche de Jugon les Lacs (Côtes-d’Armor) a été récompensée pour la mise en place, en partenariat avec la Société de Pêche, d’un groupe expérimental de 12 femmes pour une durée de trois ans. Particulièrement original, ce projet vise à dégager une méthodologie et des principes pédagogiques afin de sensibiliser le public féminin à la pratique de la pêche. Après une année d’expérience, il a déjà montré que les hommes sont attachés à la prise du poisson et aux sensations qu’elle procure, alors que les femmes sont attirées par la pratique de la pêche, son apprentissage et l’environnement dans lequel elle s’effectue.
CATEGORIE « PRIX ARTISTIQUE »
Bruno CALENDINI (Mende - Lozère), a été récompensé pour ses deux photographies intitulées « Sa majesté le Verdon » et « Il était une fois dans l’eau » illustrant un geste de protection de l’environnement ou l’image d’un environnement préservé. Le jury a été notamment séduit par la qualité technique du premier cliché - mouvement de l’image, jeu des couleurs- ainsi que par la symbolique du geste figurant sur le deuxième cliché - un homme mi-immergé qui relâche une truite en rivière.
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